La myofascialogie désigne l’étude et le traitement des tissus myofasciaux considérés comme un ensemble continu, et non comme une juxtaposition de muscles indépendants. Le terme circule largement ; sa définition, beaucoup moins.
Ce que recouvre le terme
« Myofascial » associe deux réalités indissociables en pratique : le tissu musculaire contractile, et le tissu conjonctif qui l’enveloppe, le cloisonne, le relie à ses voisins et transmet ses contraintes. Séparer les deux est commode pour la dissection, mais artificiel pour le clinicien : un muscle ne travaille jamais sans son fascia, et une contrainte fasciale modifie le comportement du muscle qu’elle enveloppe.
La myofascialogie est donc moins une technique qu’une manière de lire le corps : en continuité plutôt qu’en segments, en réseaux de tension plutôt qu’en muscles isolés.
À quels praticiens elle s’adresse
C’est une discipline de formation continue, destinée à des professionnels de santé déjà diplômés :
- Kinésithérapeutes cherchant à sortir d’une lecture segmentaire dans les douleurs chroniques et récidivantes.
- Ostéopathes souhaitant articuler leur approche tissulaire à une lecture structurée des chaînes.
- Podologues confrontés aux répercussions ascendantes des appuis.
Elle ne s’adresse ni au grand public, ni à une pratique de bien-être. Les gestes enseignés relèvent du soin et supposent les compétences diagnostiques d’un praticien diplômé.
Sur quoi elle s’appuie
Le socle est documenté : le tissu fascial est innervé, riche en terminaisons nerveuses libres nociceptives, et capable de générer une douleur qui lui est propre — une douleur qui dure plus longtemps, à stimulus comparable, que celle produite dans le muscle ou le tissu sous-cutané. Cela suffit à justifier qu’on l’examine et qu’on le traite pour lui-même.
Sur le versant thérapeutique, les données sont réelles mais nuancées : les techniques manuelles à visée myofasciale produisent une analgésie et des gains fonctionnels à court terme, et leurs meilleurs résultats sont obtenus lorsqu’elles sont associées à un travail actif. Aucune technique isolée ne constitue une réponse suffisante. Ce qui distingue un praticien formé, c’est le raisonnement qui hiérarchise les interventions, pas le nombre de gestes qu’il connaît.
Se former : le cycle BCMA©
Vincula Formation dispense le BCMA© — Accordage myofascial et ostéo-articulaire©, sous la direction de Philippe Campignion. Organisme certifié Qualiopi.
La formation est construite autour d’une lecture en chaînes musculaires et articulaires et se déroule en présentiel, en trois niveaux :
- Niveau 1 — 4 modules de 3 jours, précédés de 17 heures de formation théorique en distanciel. Traitement et anatomo-physiologie des chaînes.
- Niveau 2 — 4 modules de 3 jours, perfectionnement par région : bassin, membres inférieurs, tronc et respiration, membres supérieurs.
- Niveau 3 — 12 modules de stages à thèmes : crâne, viscéral, raisonnement clinique avancé.
Chaque module se pratique en binômes, avec repérage des trajets sur la peau et manœuvres de correction. Voir les cycles et les dates.
Ressources
Les ouvrages, supports vidéo et planches anatomiques de Philippe Campignion sont disponibles dans la boutique Vincula. Les pré-requis vidéo constituent la base théorique à suivre avant d’intégrer un cycle en présentiel.